Un peu d'histoire ...
 Les
premières traces
d’implantation humaine sur le site datent du
Paléolithique et du Néolithique. Des "tumuli"
attestent d’une occupation à
l’âge de fer.
En 25 avant Jésus Christ, alors que la Gaule
était
divisée en 4 provinces, la Sauldre faisait, au niveau de la
commune de Brinon, la limite entre le Gaule Lyonnaise et
l’Aquitaine. Au 9ème siècle un
château fortifié(une motte) domine la Sauldre.
C’est à partir du 13ème
siècle que les Seigneurs et les moines entreprennent le
défrichement de la région afin de favoriser
l’implantation des populations.
La guerre civile, la guerre de cent ans, ainsi que les
épidémies et la pauvreté
éprouvent fortement le village .
La
présence du Roi
et de sa cour à Blois / Chambord relance la vie
économique, mais les guerres de religion écrasent
à nouveau la Sologne. Brinon sur Sauldre est
déserté. Le troisième
Château dit " La Mothe" est
détruit en 1595.
C’est en 1637 que Jean de Senneterre cède
à François Sabatier ( secrétaire du
Roi ) la Seigneurie de Brinon. François Sabatier la transmet en 1643 à Pierre
Séguier (Chancelier de Louis XIV). La Seigneurie reste
dans
cette famille jusqu’en 1729.
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La
Révolution apporte un rééquilibrage
des impôts. Les Seigneuries disparaissent.
Les nouveaux
propriétaires des terres investissent,
s’investissent. ( moutons, sapinières,
assainissements ).
C’est à la fin du 19ème
siècle que Brinon sur Sauldre prend un nouveau visage : les
pans de bois des maisons laissent la place aux briques.
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Quelques dates:
1848: Après la
révolution, les Ateliers nationaux entreprennent la
construction du Canal de la Sauldre
1852 : La visite de Napoléon III réactive les
travaux
1860 / 1884 : Un nouveau réseau routier améliore
les communications.
1902 : Un réseau
ferroviaire dessert la Sologne.
1908 : Le tramway relie Brinon à Orléans (le
tacot).
1914 / 1918: Brinon perd plus de 100 jeunes au combat.
1939 / 1945: Brinon Sur Sauldre,
grâce à sa position géographique,
n’a pas connu l’exode et s’est
illustré pendant la dernière guerre en
participant ardemment à la Résistance. Une lutte
farouche s’est organisée. |
Maurice
Genevoix
"Raboliot" prix Goncourt 1925
Né le 29
novembre 1890 à Decize, dans la Nièvre, Maurice
Genevoix a grandi à Châteauneuf-sur-Loire, le
village de sa mère.
L'homme mutilé, connu au fond des tranchées, veut
se retrouver entier dans son lien à la terre.
Ses modèles en écriture sont les artisans, les
braconniers et les pêcheurs de son enfance, plus que d'autres
écrivains, sauf peut-être Maupassant, à
qui il consacre une thèse et qui le forme à
l'école du faire et refaire sans cesse.
Brinon-sur-Sauldre
est le village de Raboliot.
M. Genevoix s'y installe
pendant quelques mois dans une maison de garde-chasse face à
l'étang des Clouzioux. Entouré de bassins
d'alevinage, il transforme le hameau du Vivier en l'Aubette, Les
Brosses en Buzidan, le Rillerand en Bouchebrand, l'étang des
Clouzioux en La Sauvagère, Les Monteaux en Le Bois-sabot,
Trumeau en le garde Tournefier, Beaufils en Touraille et Depardieu, dit
Carré, en Pierre Fouques, dit Raboliot.
Lorsque M. Genevoix lui donne
rendez-vous chez un aubergiste pour l'interroger, celui-ci, en vrai
braconnier, ne se présente pas et l'écrivain
décide de s'initier lui-même au braconnage... En
1927, il s'installe dans une petite maison de
Saint-Denis-de-l'Hôtel, Les Vernelles, au bord de la Loire.
C'est son port d'attache jusqu'au dernier de ses soixante livres, entre
un séjour au Canada en 1939, quatre ans (1940-1943) dans un
village du causse aveyronnais et, après-guerre, devenu
académicien et représentant la culture
française, de multiples voyages en Afrique, en
Amérique et en Europe. (source académie
Orléans).
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